Comme une image

"Comme une image" est un récit : un homme, seul en scène, raconte.

Il parle d'abord de ses souvenirs personnels. La petite école et son goût immodéré pour les bons points : première rencontre amoureuse avec les images.

Mais le récit s'élargit très vite. Après une chute qui n'a rien a envier à celle d'Alice de Lewis Carroll, le personnage va voyager dans le monde des images, avec son humour, sa candeur désarmante, et sa passion sans égale.

Le récit se transforme dès lors comme une boule de pâte à modeler. La matière et les faits sont réels, mais la forme se modèle au grès des humeurs et des émotions du récitant.

On passe des grottes préhistoriques à une légende grecque, du premier mouvement d'images, mis au point en 1830 par un certain Joseph Plateau, au moderne Smartphone. Mais on passe aussi d'un rire joyeux et sans prétention à une émotion grave et qui paraîtrait mélodramatique si elle n'était le fruit d'une histoire vraie : celle de ce génial et malchanceux Émile Reynaud, inventeur du dessin animé et oublié de l'histoire.

Cette "Conférence approximative" bouclera son récit là où il avait commencé, dans un dernier sursaut d'humour et d'émotion mêlées. Le dernier jour de classe est le point d'arrivée du récit et un point de départ pour le personnage puisqu'il explique le début de sa passion.

Le spectateur en garde le souvenir d'un voyage haletant au pays des images, riche d'émotions contrastées et de découvertes. Tous les faits narrés sont bien sûr réels, il appartient au conteur de les rendre exaltants.